Le Sénégal s’apprête à tourner une page importante de son histoire routière. D’ici la fin du premier semestre 2026, un nouveau Code de la route doit entrer en vigueur, avec en tête d’affiche une mesure très attendue : le permis à points. Entre digitalisation des amendes, vidéo-verbalisation et sanctions renforcées, cette réforme veut s’attaquer de front à l’insécurité routière qui touche encore trop de familles sénégalaises chaque année. Voici tout ce qu’il faut savoir sur ce chantier, et ce qu’il va concrètement changer pour les automobilistes.
Pourquoi le Sénégal réforme son Code de la route
Les accidents de la circulation restent l’une des préoccupations majeures des autorités sénégalaises. Face à ce constat, le gouvernement, sous l’impulsion du ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a engagé un vaste chantier de modernisation. La loi portant Code de la route avait déjà été adoptée en 2022, mais sa partie réglementaire — un texte dense de plus de 600 articles — devait encore être finalisée pour la rendre pleinement applicable.
Un atelier national tenu en mars 2026 à Saly-Portudal a réuni une quinzaine de ministères pour boucler ce travail technique, déjà réalisé à environ 80 %. L’objectif affiché par le gouvernement est clair : une application effective avant la fin du premier semestre 2026, même si aucune date précise n’a encore été gravée dans le marbre.
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Le permis à points, la grande innovation
C’est la mesure phare de cette réforme. Le permis à points fonctionne sur un principe simple : chaque conducteur dispose d’un capital de points qui se réduit à chaque infraction constatée. Excès de vitesse, non-respect de la signalisation, conduite dangereuse… chaque manquement grignote ce capital. En dessous d’un certain seuil, le permis peut être suspendu, voire annulé.
Cette logique, déjà en place dans plusieurs pays, vise à responsabiliser durablement les conducteurs plutôt que de se contenter d’amendes ponctuelles. Le texte prévoit d’ailleurs des stages de sensibilisation à la sécurité routière, qui permettront à certains conducteurs de récupérer une partie de leurs points sous conditions.
Le ministre a également évoqué une révision du processus d’obtention du permis, avec une formation en auto-école rendue obligatoire et renforcée à l’échelle nationale, dans le but de professionnaliser davantage les futurs conducteurs dès l’apprentissage.
Vidéo-verbalisation : la route sous surveillance numérique
Deuxième pilier de la réforme : la vidéo-verbalisation. Grâce à des dispositifs de contrôle numérique installés sur les axes routiers, certaines infractions pourront être constatées et sanctionnées à distance, sans intervention humaine directe. Cette digitalisation du contrôle routier doit permettre de couvrir davantage de zones, y compris celles où la présence policière est plus rare, et de réduire les possibilités de contournement des règles.
Le paiement des amendes sera lui aussi digitalisé, via des solutions de paiement électronique, pour simplifier les démarches des usagers et réduire les files d’attente dans les services administratifs.
Des amendes déjà revues à la hausse
La réforme du Code de la route s’appuie en partie sur un mouvement déjà amorcé en mai 2025, lorsque le gouvernement avait revu à la hausse le barème des amendes forfaitaires. À titre indicatif, on retrouve aujourd’hui des sanctions de 10 000 FCFA pour un excès de vitesse, l’absence de visite technique ou le non-port de la ceinture de sécurité, 20 000 FCFA pour une conduite sans assurance ou une surcharge du véhicule, et jusqu’à 30 000 FCFA pour des vitres teintées non autorisées ou l’absence de plaques constructeur.
Avec l’arrivée du permis à points, ces amendes ne seront plus les seules conséquences d’une infraction : chaque manquement viendra désormais s’ajouter à un historique cumulatif, ce qui rend la régularité et la prudence au volant plus importantes que jamais.
Ce que cela change concrètement pour les conducteurs sénégalais
Conseil pratique : anticipez, ne subissez pas la réforme
Voici quelques réflexes à adopter dès maintenant pour aborder sereinement ce nouveau Code de la route :
- Faites contrôler votre véhicule régulièrement. La visite technique va être démocratisée et renforcée : un véhicule en règle vous évite une amende automatique et un point en moins.
- Vérifiez vos équipements de sécurité. Ceinture, plaques d’immatriculation conformes, vitres non teintées sans autorisation : autant de détails simples qui peuvent coûter cher avec la vidéo-verbalisation.
- Renseignez-vous sur votre situation administrative. Assurance à jour, permis valide, papiers du véhicule en règle : la digitalisation des contrôles laissera moins de place à l’approximation.
- Adoptez une conduite responsable au quotidien. Avec un système de points cumulatifs, chaque petite négligence peut peser lourd sur le long terme.
Bien choisir son véhicule dans ce nouveau contexte
Cette réforme est aussi l’occasion pour de nombreux Sénégalais de repenser leur rapport à la voiture. Un véhicule bien entretenu, conforme aux normes et équipé correctement limite les risques d’infraction — et donc de perte de points. Si vous envisagez de changer de véhicule ou d’en acquérir un pour la première fois, mieux vaut privilégier une voiture d’occasion fiable, avec un historique clair et des équipements aux normes. Pour trouver ce type de véhicule adapté aux réalités et aux nouvelles exigences du Code de la route, auto24.sn propose un large choix de voitures d’occasion vérifiées, incluant des modèles compacts et économiques très recherchés à Dakar comme dans les autres régions du pays.
Par ailleurs, la question de la mobilité durable prend une place grandissante dans les discussions autour de la modernisation du transport au Sénégal. Pour les conducteurs curieux d’explorer des alternatives plus respectueuses de l’environnement, EV24.africa propose des solutions d’importation de véhicules électriques, élargissant ainsi les options disponibles pour ceux qui souhaitent réduire leur dépendance aux carburants fossiles tout en restant en phase avec les futures orientations de la réglementation routière.
Une réforme portée au plus haut niveau
Cette modernisation du Code de la route s’inscrit dans l’agenda de réformes porté par le Premier ministre Ousmane Sonko, sous les orientations du président Bassirou Diomaye Faye. L’enjeu dépasse la seule question des sanctions : il s’agit de transformer en profondeur la gestion du trafic, la formation des conducteurs et la culture de la sécurité routière au Sénégal.
Reste que la réussite de cette réforme dépendra aussi de la pédagogie déployée auprès des usagers. Les autorités elles-mêmes reconnaissent que certaines mesures devront s’accompagner de campagnes de sensibilisation pour que les Sénégalais s’approprient ces nouvelles règles, plutôt que de les subir.
En résumé
Le nouveau Code de la route sénégalais, attendu d’ici la mi-2026, marque un tournant dans la manière de penser la sécurité routière au pays de la Teranga. Permis à points, vidéo-verbalisation, digitalisation des amendes et professionnalisation des conducteurs : autant d’outils qui, bien appliqués, pourraient réellement faire reculer le nombre d’accidents sur les routes sénégalaises. En attendant son entrée en vigueur, la meilleure attitude reste la prévention : un véhicule en règle, une conduite prudente, et une bonne dose d’anticipation.
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